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STRESS
ANGOISSES

Les crises d'angoisses, ou "crises de panique" concerneraient 4% à 5% de la population Française.

Dans deux cas sur trois, les victimes sont des femmes. 

Le plus souvent, ces désordres psychiques surviennent sur un fond d'anxiété ou de dépression plus ou moins permanent, chez des individus particulièrement vulnérables aux circonstances environnantes et au stress.

Les symptômes physiques peuvent être dans certains cas spectaculaires et ressembler à ceux qui se manifestent à l'occasion d'une crise cardiaque par exemple. Un patient sur deux souffrant de trouble panique va ainsi aboutir dans un service d'urgence hospitalier et subir de nombreux examens complémentaires. Mais le diagnostic de trouble panique n'est quasiment jamais évoqué par les médecins spécialistes de l'urgence médicale. La recherche d'une cause à ces symptômes peut ainsi parfois prendre plusieurs années, ajoutant encore un peu plus à l'anxiété et à la dépression du patient

Face à ce danger potentiel et à la vulnérabilité des patients, l'information concernant les troubles paniques est d'une importance capitale. Il est essentiel de rassurer le malade et son entourage. Comprendre ce qu'il se passe, comment surviennent les manifestations physiques de l'anxiété, va lui permettre de faire un pas dans la prise en charge de l'anxiété, de l'intolérance à l'incertitude et l'inquiétude chronique qui la caractérisent. Quand un trouble panique a été identifié, outre l'information et l'éducation, la prise en charge du patient doit associer un traitement médicamenteux et des mesures relevant de la psychothérapie.

Les médicaments antidépresseurs et anxiolytiques sont prescrits d'emblée pour limiter l'ampleur des phénomènes anxieux et réduire la fréquence des attaques. Il faut bien comprendre que ce traitement seul ne suffit pas à régler durablement le problème. Il offre un soulagement et constitue une base sur laquelle il est possible de reconstruire la pensée du patient.

 

C'est ici qu'entrent en jeu les thérapies dites " comportementales et cognitives". 

Il s'agit d'amener la personne à prendre conscience de ses troubles et surtout de ce qui les génère. On va ensuite réapprendre petit à petit au malade à affronter les situations qu'il redoute. Il va ainsi comprendre peu à peu qu'il ne risque rien, qu'il ne va pas mourir ni devenir fou. Le thérapeute l'aide à "démonter" le scénario-catastrophe qui s'impose à son imagination et à contrôler positivement l'enchaînement des pensées qui aboutissent à une angoisse irraisonnée. Pour cela, le thérapeute utilise des mises en scènes et des exercices pratiques de mise en situation, d'intensité graduelle. Il apprend aussi à la victime à noter ce qu'elle ressent, ce qui lui passe par la tête quand elle est plongée dans ces situations anxiogènes. Ce genre de thérapie peut prendre de quelques mois à quelques années, en fonction du profil du malade et de la gravité de ses troubles. Bien conduite par un professionnel expérimenté, elle permet de faire disparaître 70 à 90 % des troubles paniques. 

Le rôle du 1ers Secours Socio Psychologiques n'est pas de se substituer au thérapeute. Il aura un rôle d'URGENCE qui, à travers L'ÉCOUTE, va permettre à la personne angoissée de pouvoir PARLER et EXTÉRIORISER son mal être.